Les fessiers : bien plus qu’un muscle esthétique
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Pendant longtemps, les fessiers ont été réduits à une image :celle d’un muscle à sculpter, à raffermir, à montrer.En réalité, les fessiers sont l’un des piliers les plus fondamentaux du corps humain, tant sur le plan anatomique, fonctionnel, que symbolique.
En yoga comme en anatomie, ils représentent la base, le soutien, l’ancrage.Les négliger, c’est fragiliser tout l’édifice.
Les fessiers sont souvent réduits à une image esthétique, à une zone que l’on cherche à modeler, raffermir ou contrôler. Pourtant, sur le plan anatomique, fonctionnel et énergétique, ils constituent l’une des fondations les plus essentielles du corps humain.
Les fessiers ne sont pas un muscle isolé mais un groupe musculaire puissant et profondément intelligent, composé du grand, du moyen et du petit fessier, dont le rôle principal est d’assurer la stabilité du bassin, la protection de la colonne lombaire et la transmission harmonieuse des forces entre le bas et le haut du corps.
Sans eux, le mouvement devient fragmenté, coûteux et instable.
Dans la vie quotidienne moderne, marquée par la position assise prolongée, le stress et la déconnexion corporelle, les fessiers sont souvent sous-utilisés. Le corps s’adapte alors en compensant ailleurs, généralement au niveau des lombaires, des hanches ou des genoux.
C’est ainsi que s’installent progressivement des douleurs chroniques, une sensation d’instabilité, voire une fatigue corporelle diffuse.

Sur le plan postural, les fessiers sont indispensables pour maintenir un bassin équilibré et une colonne vertébrale soutenue. Lorsqu’ils fonctionnent correctement, ils permettent au corps de se redresser sans tension excessive, d’absorber les chocs de la marche et de répartir l’effort de manière harmonieuse.
Lorsqu’ils sont sous-activés, ce sont souvent les lombaires qui prennent le relais, entraînant douleurs, raideurs et fatigue chronique. Le corps n’est alors plus porté par sa base, mais suspendu à des zones qui ne sont pas faites pour soutenir en continu.
Les fessiers participent également à la circulation de l’énergie du mouvement. Ils sont au cœur de la propulsion, de l’élan et de la capacité à avancer dans l’espace. Un bassin stable et vivant permet une transmission fluide de l’énergie depuis les appuis au sol jusqu’au haut du corps. À l’inverse, lorsque cette zone est inactive ou rigide, l’énergie stagne, le mouvement devient fragmenté et l’effort augmente.
On se sent alors moins fluide, moins ancré, parfois même en insécurité dans son propre corps.
On parle parfois, de manière un peu provocante mais très juste, de « la fesse molle, faiblesse du yogi».
Non pas comme un jugement esthétique, mais comme un constat fonctionnel : des fessiers peu engagés, peu toniques et mal intégrés dans le mouvement créent un terrain favorable aux instabilités, aux douleurs et aux compensations, notamment au niveau des hanches et du bas du dos.
Anatomiquement, la région fessière est composée du grand fessier, muscle superficiel et très puissant, responsable de l’extension de hanche, de la propulsion et du soutien de la colonne lombaire, du moyen fessier et du petit fessier, plus profonds, essentiels à la stabilisation du bassin dans le plan frontal.
Ce sont eux qui empêchent le bassin de « tomber » sur un côté lorsque l’on est en appui sur une jambe, que ce soit en marche, en posture debout ou dans les équilibres.
À cela s’ajoutent les rotateurs profonds de la hanche, dont le piriforme, qui participent à l’orientation fine du fémur dans le bassin et à la stabilité de l’articulation coxo-fémorale.
Chez de nombreuses personnes, et particulièrement chez les femmes, ces muscles stabilisateurs sont insuffisamment sollicités au quotidien. Une morphologie de bassin plus large, une plus grande laxité ligamentaire, des habitudes posturales sédentaires ou encore des pratiques où l’on recherche surtout la souplesse peuvent accentuer cette faiblesse fonctionnelle. Résultat : les hanches deviennent mobiles sans être réellement soutenues.
On observe alors des douleurs diffuses dans les hanches, des sensations de pincement à l’avant de l’articulation, des tensions dans les lombaires, voire des problématiques récurrentes comme le syndrome du piriforme.
Dans la pratique du yoga, cette faiblesse des fessiers est souvent masquée par une grande amplitude de mouvement. On peut descendre profondément dans les postures, ouvrir les hanches, aller loin dans la souplesse, tout en restant instable et peu soutenu. Sans le travail conscient des fessiers, les hanches s’ouvrent mais ne se structurent pas, le bassin bouge mais ne se stabilise pas, et le corps perd peu à peu sa capacité à se porter lui-même. À long terme, cela fragilise les articulations et épuise le système nerveux, qui doit compenser en permanence.
Travailler les fessiers de manière intelligente, ce n’est pas chercher à les « gonfler » ou à les contracter en force, mais à leur redonner leur fonction première : soutenir, stabiliser, protéger.
C’est dans cette logique que s’inscrit la séance « Fessiers au-delà des apparences ». Une pratique conçue pour réveiller les fessiers en profondeur, rééquilibrer le soutien des hanches et sortir des schémas de compensation responsables de nombreuses douleurs. Une séance essentielle pour toute personne qui pratique le yoga, qui ressent une instabilité dans le bas du corps, des tensions dans les hanches ou le bas du dos, ou qui souhaite simplement retrouver un corps plus solide, plus confiant et mieux soutenu de l’intérieur.
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